Rubrique "Vie Parisienne"
Tout a commencé sur la place Richard Baret, par une ouverture au balcon,
avec un texte de Moravia.
Après, il y a eu Rimbaud et Verlaine, sur la place.
Un spectacle avec deux scènes sur une moquette.
Ensuite, de nouveau une intervention au balcon.
Trois balcons ont été aménagés sur la rue des Batignolles, avec un décor de Castelet.
Puis, ce fut la Chaîne des Mots.
50 mètres de long,
dans la rue,
avec des manipulations de structures tridimensionnelles articulées
à l'entrée et à la sortie.
Et les gens passaient et chacun lisait un texte de son choix,
d'un auteur contemporain.
Après, tout le monde a été conduit
par Cécile,
qui jouait de l'accordéon,
jusqu'à la Mairie
où le Marathon va durer jusqu'au bout de la nuit.
A la fin, on se réunira tous autour d'un pot.
Mais on pourra boire avant !
Les rencontres de la Nuit
Mairie du 17ème.
Marathon de lecture.
Type de document : XIU : journal officiel
Auteur fictif : Le Journaliste
Auteur réel : Laurence
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Je me suis installée en face du palais du fruit, maraîcher luxuriant qui reproduit à lui seul l’impression d’un marché. Mais ne vous y fiez pas : ce n’est ni moins cher ni meilleur. L’avantage c’est qu’on y trouve généralement ce qu’on veut. C’est déjà ça !
Soudain je réalise :
Que je suis dans le deuxième arrondissement
Que j’ai replongé dans l’écriture du Topos "odyssée"
Qu’il serait peut-être bon de prendre des notes pour une série [métro] ou [vie parisienne].
Mais il ne se passe rien de spécial et je suis d’humeur paresseuse. Je regarde devant moi. Je me perds dans la délicieuse sidération du débit de cette rue semi-piétonne : d’où sortent-ils tous ? Je n’en crois pas mes yeux. Dire que moi aussi j’en fais partie. Je ne dois pas me contenter de cette illusion d’exception (d’extraction) que m’apporte l’immobilité. Je suis une passante parmi les passants même si je suis assise à la terrasse d’un café en train d’attendre que la serveuse m’apporte ma commande.
Je n’aurais peut-être pas dû prendre un café : il est tard, je ne pourrai pas dormir cette nuit. C’est pas grave, de toutes les façons je ne compte pas dormir, je compte écrire. Alors c’est bien. Autant prendre un café.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun