L'intelligence est donc la source de tous les biens. Elle s'enrichit de notre expérience et de notre culture.
L'homme la détient sous la forme d'un don aussi secret et mystérieux que le feu l'est au sein du bois ou de la pierre : il faut, pour le voir paraître, susciter d'un autre élément l'étincelle qui fera jaillir la flamme et la lueur attendues.
Pareillement, l'intelligence ne se révèle en l'homme que sous l'excitation de la culture ou le stimulant de l'expérience.
Mais quand elle atteint sa perfection, c'est elle alors qui préside à l'expérience et fortifie toute culture, elle qui nous permet de faire preuve d'esprit critique en toute circonstances et d'éviter tout détriment. Il n'est rien de plus précieux que l'intelligence et la culture. Celui qui a reçu de son Créateur ce présent qu'est l'intelligence, et qui, de son côté, tire parti de la persévérance et de la passion qu'il met à se cultiver, celui-là connaît le bonheur et la réalisation de ses espoirs en ce monde et dans l'autre. C'est l'intelligence encore qui fait la force d'un roi heureux et puissant, et c'est seulement sous une direction éclairée que le peuple prospère.
Type de document : archives de l'œuvre (XIU)
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : Abd Allah Ibn-Al-Muqaffa
Provenance du texte : Liste de l'éducation nationale
Référence : Le livre de Kalila et Dimna
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Je me suis installée en face du palais du fruit, maraîcher luxuriant qui reproduit à lui seul l’impression d’un marché. Mais ne vous y fiez pas : ce n’est ni moins cher ni meilleur. L’avantage c’est qu’on y trouve généralement ce qu’on veut. C’est déjà ça !
Soudain je réalise :
Que je suis dans le deuxième arrondissement
Que j’ai replongé dans l’écriture du Topos "odyssée"
Qu’il serait peut-être bon de prendre des notes pour une série [métro] ou [vie parisienne].
Mais il ne se passe rien de spécial et je suis d’humeur paresseuse. Je regarde devant moi. Je me perds dans la délicieuse sidération du débit de cette rue semi-piétonne : d’où sortent-ils tous ? Je n’en crois pas mes yeux. Dire que moi aussi j’en fais partie. Je ne dois pas me contenter de cette illusion d’exception (d’extraction) que m’apporte l’immobilité. Je suis une passante parmi les passants même si je suis assise à la terrasse d’un café en train d’attendre que la serveuse m’apporte ma commande.
Je n’aurais peut-être pas dû prendre un café : il est tard, je ne pourrai pas dormir cette nuit. C’est pas grave, de toutes les façons je ne compte pas dormir, je compte écrire. Alors c’est bien. Autant prendre un café.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun