cryptonautes et nautilus

L'ancienne et puissante Corporation des Marchands Fluviaux de Paris - les Nautes - comptait parmi ses compagnons une longue tradition de Joueurs des Perles de Verre, les Cryptonautes.

Les Cryptonautes nommaient leurs vaisseaux, des Nautilus. Une controverse opposent ceux qui aujourd'hui encore croient que les Nautilus étaient de véritables navires et ceux qui pensent qu'ils symbolisaient simplement des voyages de l'esprit.

Les partisans de l'existence matérielle des Nautilus trouvent une confirmation de leur croyance dans la devise de la corporation des Nautes : fluctuat nec mergitur, flotte mais ne coule pas, véritable descriptif - selon eux - du "navire" qui traverse les espaces sans jamais sombrer.

La Corporation devint un des piliers de la société discrète de l'Internationale des Arts et Métiers qui, au début du 20è siècle, donna naissance au XIU.

Lors du Grand Schisme, la Corporation tenta de s'approprier la connaissance de ses joueurs et prit le contrôle de tous les vortex fluviaux.

Les Cryptonautes initièrent dès lors la tradition du voyage secret et gardèrent des journaux de bords imaginaires et codés, véritables manuels du Jeu des Perles de Verre.


Type de document : DJ's classes : l'art du voyage

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

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je sors du ciné

Je sors du cinéma. J’ai quitté la salle avant la fin du film. Je ne reste plus dans les cinémas coûte que coûte. Vaille que vaille. Quand je m’ennuie, quand c’est mauvais, quand ça m’irrite : je quitte la salle.

Un critique a demandé au réalisateur : "comment faîtes-vous pour que vos acteurs soient si bons ?". Réponse du cinéaste : "je leur demande d’articuler". Pour articuler, ils articulent ! ils ne font même que ça.

Je sors du cinéma par la porte St Eustache et je vais rue Montorgueil boire un café. Je choisis une brasserie qui sert du Segafredo. C’est le meilleur (non, je me trompe à chaque fois : c’est Illy le meilleur). Je m’installe sur la terrasse. Il est presque six heures. Il fait bon. C’est l’été indien : nouvelle saison.

Avant : à la rentrée (vous en souvienne) on portait des manteaux.
Maintenant : tout juste si on sort le gilet.


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

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