Hypothèse n° 1
L’hypertexte est créé par le lien : à l’origine électronique, il se dissémine dans l’espace réel : il devient vecteur de transmission : il envahit le papier et la ville : le concept de "citéLivre" est une colonisation du réel par les mécanismes du numérique [remix d’une série culte] [les envahisseurs viennent du numer-espace] -> moi, le scripte, je suis une vendue.
Hypothèse n° 2
L’hypertexte est créé par le lien : à l’origine électronique, il est détourné par l’espace réel : il restitue au papier et à la ville sa puissance topographique : il sauve l’espace menacé par le temps à l’ère des NTIC : il devient arme de résistance au tout numérique / binaire [remix d’une série culte] [Star Trek lutte contre les Cyborgs] -> moi, le scripte, je suis une héroïne de la résistance.
Mais
Hypothèse n°3
Le Topos n'est pas un hypertexte et je n'ai pas besoin de me poser toutes ces questions.
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
ENS Louis-Lumière. Intérieur.
A l’entrée, une urne en bois pour récupérer les piles usées. Borne du royaume optico-sonore des appareils photo/audio/vidéo tendance bobo.
Linoléum gris encapsulé de milliers de cercles façon “salle d’attente d’hôpital“, mobilier années 60, hublots de navire, briques de verre.
« Ne jetez plus vos déchets musicaux », exhorte l’affichette artisanale, « optez pour le recycl-o-tron. » Vrais ou faux DJ’s, ces mixeurs de sons ?
Plus loin dans le bâtiment, depuis la passerelle qui relie les deux ponts, une vue kimérienne : une vieille machine à coudre avec pédale et plateau, une table de ping-pong sans axonométrie, des chaises d’école pieds dessous - pieds dessus, une armoire rococo massive et un évier en inox les fesses à l’air. Coloris délavés et brumeux d’un film de Genet.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun