entités

Les vortex semblent être réglés sur la fréquence vibratoire des habitants d’Erel. C'est-à-dire qu'ils ne transportent que des Eréliens.

Toutefois, il arrive que des Kimériens parviennent à les utiliser pour quitter leur univers et venir dans le nôtre. Le fait est rare et mystérieux, quasi miraculeux car, normalement, aucune matière onirique ne peut garder sa consistance dans le réel.

Une ébauche de réponse peut cependant être envisagée quand on comprend que les Kimériens nous considère nous, les Eréliens, comme des être de fiction. Evidemment.

On commence, par ailleurs, à rencontrer également dans Kiméria des entités de Numer. Mais, l'exploration de l’espace abstrait en est encore à ses balbutiements et il nous est difficile de reconnaître les Numériens et de les distinguer des Kimériens.

Certains joueurs doutent d’ailleurs de l’existence des Numériens. Une entité abstraite ne leur parait pas vraisemblable.

Il faut dire que la téléportation dans la face caché de Numer a toujours été réservée à quelques joueurs chevronnés et que les témoignages sont peu nombreux de ce monde plus que mystérieux pour la plupart des voyageurs.

Certains croient d’ailleurs que le Père de tous les Récits, qui est peut-être une Mère, réside dans Numer. D’autres parlent d’un quatrième espace où il / elle résiderait. D'autres affirment qu'il / elle est une métaphore de ce quatrième espace.

En matière de croyance, chaque DJ doit faire ses choix.


Type de document : DJ's classes : l'art du voyage

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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contamination par l'image

Dans un faisceau de lumière, mon chat blanc. Gracieux. Fier et digne. Hautain. Beau si beau. C'est la nuit.

Premier réflexe : abréger l'instant. Rendre plus court encore cette impermanence qui doit cesser.

Et puis non ! Si j'étais au cinéma ou devant un écran, je me serais délectée de ce plan très long. Mais là, chez moi, je voudrais zapper ! Comme si la beauté avait maintenant besoin du filtre de la caméra. De cette captation qui en assure la permanence. L'éternité.

Ne puis-je déjà plus jouir du réel ?

Suis-je contaminée par l'image ?
Mon intérêt n'est-il plus suscité que par la retransmission ?


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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