Quand le baroque brûle : "Le baroque, en dépit de ses envolées superficielles et de son côté chaleureux est froid ; malgré la profusion de ses tableaux et de ses faux semblants, il laisse un sentiment de vide". Benedetto Croce (1866-1952).
Un sentiment de vide, exactement
comme devant :
- les miroirs, les trompe-l’œil, les jolies teintes pastel, blanches et dorées, les motifs raffinés, légers et échevelés des boutiques et des restos branchés,
- l’éloge outrancier de la nature et du naturel,
- les soldes du mois de juillet,
- la télévision, internet et la vidéo qui tournent en boucle, en réseau, en continu,
- la pornographie,
- la méditation transcendantale,
- la recherche de l’authentique rustique et ethnique,
- les couleurs vives et gaies et vives de la techno.
Type de document : notes et travaux
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Dans un faisceau de lumière, mon chat blanc. Gracieux. Fier et digne. Hautain. Beau si beau. C'est la nuit.
Premier réflexe : abréger l'instant. Rendre plus court encore cette impermanence qui doit cesser.
Et puis non ! Si j'étais au cinéma ou devant un écran, je me serais délectée de ce plan très long. Mais là, chez moi, je voudrais zapper ! Comme si la beauté avait maintenant besoin du filtre de la caméra. De cette captation qui en assure la permanence. L'éternité.
Ne puis-je déjà plus jouir du réel ?
Suis-je contaminée par l'image ?
Mon intérêt n'est-il plus suscité que par la retransmission ?
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun