androgynie poétique

Tout comme les alchimistes plaçaient la réussite de l'œuvre dans la collaboration majestueuse du Roi et de la Reine, Bachelard exhorte à l’action conjuguée de l’animus et de l’anima dans la création poétique, "c’est sans doute avec les rêveries de son anima que le poète arrive à donner à ses idées d’animus la structure d’un chant, la force d’un chant" ; mais, comme cet équilibre est délicat ! Il doit se trouver dans une ligne médiane entre opposition conflictuelle et confusion factice.

Le récit variable l'Odyssée des 3 Espaces - dans l’entrecroisement des énoncés réflexifs et des discours narratifs ainsi que dans le paradoxe entre, d’une part, la rigueur des contraintes génératives d’écriture cristalline et, d’autre part, la liberté du style qui oscille du streetwriting au lyrico-naïf - tente une réconciliation des qualités masculines et féminines, des valeurs intellectuelles et des valeurs oniriques : androgynie poétique et créative.


Type de document : DJ's classes : récits variables

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

> changer les liens

contamination par l'image

Dans un faisceau de lumière, mon chat blanc. Gracieux. Fier et digne. Hautain. Beau si beau. C'est la nuit.

Premier réflexe : abréger l'instant. Rendre plus court encore cette impermanence qui doit cesser.

Et puis non ! Si j'étais au cinéma ou devant un écran, je me serais délectée de ce plan très long. Mais là, chez moi, je voudrais zapper ! Comme si la beauté avait maintenant besoin du filtre de la caméra. De cette captation qui en assure la permanence. L'éternité.

Ne puis-je déjà plus jouir du réel ?

Suis-je contaminée par l'image ?
Mon intérêt n'est-il plus suscité que par la retransmission ?


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.