paperolles

Je reprends une de vos remarques. Je ne suis pas d'accord avec vous : non, les papiers dans la pochette de mon carnet noir ne sont pas des paperolles. Ce sont des oublis.

Mais - comme de coutume - ma contestation confirme votre intuition : les paperolles que Monsieur Proust ajoutaient à ses carnets pour compléter ses écrits annonçaient les procédés d'organisation au sein des espaces virtuels littéraires.

Comme des "remix", les paperolles viennent étoffer la narration. Ils réécrivent interminablement des épisodes du récit. En inventent des nouveaux. En détaillent des anciens.

Transformation / expansion permanente.


Type de document : correspondances

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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Virilio - Depardon

Exposition à la Fondation Cartier.

Extrait du programme distribué à l'entrée et affiché à l'accueil :

"L'exposition est ainsi conçue comme une confrontation contradictoire et complémentaire, entre Raymond Depardon, cinéaste et photographe [...], et Paul Virilio, urbaniste et philosophe [...]."

Je demande à mon neveu qui m'accompagne :

- Tu as vu un dialogue, toi, entre eux ?
- Pas du tout. Ça, ça s'appelle un escalier.

Depardon occupait les salles du rez-de-jardin.
Virilio, celles du sous-sol.

janvier 2009


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : CL

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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