Le Seigneur des Anneaux. Les deux tours (2ème volet). Le jour de Noël. 2002.
La salle est pleine. Sur l'écran, une armée d'orques. Dans la salle une armée humaine. Transie. Tréssaillante. J'en fais partie. Je m'extraie de l'écran pour nous regarder.
Une émotion :
Ah, Monsieur Tolkien ! Quand les orques attaquent la forteresse par milliers, je pense au matin quand je me réveille, quand ma forteresse humaine est assaillie et que je dois sortir au combat.
Contre moi-même.
Contre mes monstres.
Mes chars. Mes pensées.
Mon mal qui me ronge.
Mon anneau.
Mon Gollum.
Moi aussi avec Monsieur Frodon, je veux croire que Smeagall peut reprendre le pouvoir ;
Moi aussi, pauvre Gollum, je veux croire que je peux échapper à l'emprise du mal ;
Moi aussi, comme Gandalf le Gris, je suis tombée dans le ventre de l'enfer et, dans ma longue chute, je me bats pour traverser toute l'histoire humaine et ressusciter en un être de lumière, blanc, fort et audacieux. Lutter, espérer, combattre, vaincre par un miracle qui me dépasserait.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Exposition à la Fondation Cartier.
Extrait du programme distribué à l'entrée et affiché à l'accueil :
"L'exposition est ainsi conçue comme une confrontation contradictoire et complémentaire, entre Raymond Depardon, cinéaste et photographe [...], et Paul Virilio, urbaniste et philosophe [...]."
Je demande à mon neveu qui m'accompagne :
- Tu as vu un dialogue, toi, entre eux ?
- Pas du tout. Ça, ça s'appelle un escalier.
Depardon occupait les salles du rez-de-jardin.
Virilio, celles du sous-sol.
janvier 2009
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun