Ligne 14
Et pourquoi, moi, je ne regarde jamais à l'avant du train ? C'est si beau pourtant. On dirait un écran de cinéma.
L'habitude, je crois.
L'habitude de ne pas tourner la tête dans cette direction de la voiture.
Non, mieux qu'un écran de cinéma. Un écran-fenêtre comme dans l' "Enterprise" de Kirk et de Picard ou dans la station spatiale "Deep Space Nine" de Cisco.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun
"Toi aussi tu trembles, comme moi. Je devrais apprendre à me détendre mais je n'y arrive jamais" , lui dit-elle affectueusement en secouant son bras.
Lui porte un jean. Elle, une casquette.
Lui, une veste chic. Elle, des bijoux excentriques.
Complicité d'une longue vie commune.
Noces d'or ou de diamant.
Il la regarde de ses yeux bleus, des yeux qui ont trouvé un bord.
Frisson.
Je ne veux pas. Je veux ?
Je ne crois pas que moi…
Trop tard de toutes les façons. Peut-être pas.
Regrets ? Remords ?
Tristesse ou soulagement ?
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun