Combattre ? Il n'est pas question de le faire quand l'adversaire est de loin supérieur en puissance et en force.
Qui aborde l'ennemi en faisant peu de cas de lui se laisse surprendre,
qui se laisse surprendre se met en état d'infériorité et par la même se perd.
Le bon sens veut qu'en aucun cas l'on ne se croit à l'abri des coups de son ennemi :
Est-il loin? il faut craindre son retour ;
Est-il en déroute ? il faut craindre ce simulacre de fuite ;
Est-il tout près ? il faut craindre une offensive de sa part ;
Est-il isolé ? il faut craindre quelque ruse.
Que font les gens intelligents quand ils veulent obtenir quelque chose ?
Ils ne recourent au combat que lorsqu'ils n'ont plus d'autres moyens d'agir autrement.
Car, au combat, ce que l'on dépense, c'est sa propre vie ; ailleurs, ce n'est jamais que l'argent.
Type de document : archives du potlatch (XIU)
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : Abd Allah Ibn-Al-Muqaffa
Provenance du texte : Liste de l'éducation nationale
Référence : Le livre de Kalila et Dimna
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Quand il est arrivé sur le quai du TGV, le projecteur s'est allumé. J'ai cru voir Gérard Lanvin dans la Belle Histoire. Pas en prophète : en explorateur. Si beau que j'en étais gênée. Et ses yeux. Ses yeux atlantique. Bleus. Sans bord. Évidemment.
Je n'aurais jamais dû lui parler. Le retenir. Le chercher.
Rencontré sur un quai, il n'était pas un voyageur. Il n'était qu'un passant, maître dans l'art des illusions.
Me reste toutefois la nostalgie de celui qu'il prétendait être, qu'il n'était pas, et que j'aurais pu aimer.
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun