mon pancho

Je prends mon pancho en laine brute - acheté à Chilœ, un jour de Llovizna, entre deux enlacements - il porte encore toujours à jamais l'odeur de la pluie fine et diluvienne, l'image du port où je me suis abritée, la sensation [première fois] de mon ventre qui explose sous la force du désir, le froid des barreaux du petit lit dans la chambre [nue] et le froid des carreaux de la douche commune de cette pension du bord de mer gardée par une veuve [joyeuse], la fumée du restaurant avec cette boule de discothèque où, à l'arrière-salle, je t'ai appelé pour qu'encore une fois tu me dises [pour rien] que tu m'aimes.

Et depuis quoi ? Deux semaines ? Je l'ai sorti de ma mémoire [le pancho] et je l'ai déposé sur mon lit [un futon à terre dont j'ai cassé l'armature de bois noir au marteau pour évacuer la colère conjugale résiduelle] sur le plaid jaune acquis en ces temps facheux d'un mariage faustien.
[total remix]
[déco rococo]
[superposition]
[cadavre exquis]
de ma mémoire !
de ma mémoire !


Type de document : carnets personnels

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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StreetForce

StreetForce est l’une des deux grandes forces en opposition dans la Lutte des 3 Espaces.

Organisation clandestine, elle est composée essentiellement de Voyageurs Nomades qui désapprouvent l’utilisation de moyens artificiels pour stimuler le Voyage entre les 3 Espaces. StreetForce lutte à la fois contre le XIU et contre l’Ordre des Joueurs.

StreetForce a été créé au XXème siècle, sous l’influence de Joseph Valet , qui avait compris les véritables desseins des Lusores (membres de l'Ordre).

Aux yeux de la population, qui ignore l’existence des 3 Espaces et de la Lutte, streetForce est perçue comme un groupe de hackers qui défie la loi du copyright, dans un univers où toute parole est soumise au droit d’auteur et où il est considéré comme normal de s’acquitter d’une taxe pour avoir le droit d’utiliser le langage.

Toute personne soupçonnée d’appartenir à streetForce doit être dénoncée, arrêtée et rééduquée.

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