le rêve

Je fais ce rêve chaque jour, au petit matin. Je me tiens au pied d'un escalier, cent huit marches creusées dans la roche d'une montagne. Au sommet de cette montagne, un temple. Je grimpe l’escalier, parfois lentement, parfois en courant ou en flottant. En haut, barrant le passage, un bassin rectangulaire invite les visiteurs à se purifier. J'entre dans le bassin où mes blessures trouvent un soulagement. J'en sors sèche, comme si la substance dans laquelle je m'étais baignée n'était pas de l'eau ni même un liquide. Je vois alors le Temple. Un bâtiment simple, carré, de bois, construit au flanc de la montagne. J'entre dans le Temple. Trois Buddhas trônent. Le premier est en cristal transparent, le deuxième en or mat, le troisième en lapis-lazuli. Je leur fais des offrandes. C’est alors que j'entends l'appel : "le Gardien attend. Il attend son successeur."

Tous les DJ's d'origine cimmérienne font ce rêve. Certains marchent dans un désert, d’autres voguent sur l'océan, galopent dans une prairie verdoyante ou errent entre des hiéroglyphes et multiples symboles. Le cadre varie pour chacun d'entre nous comme pour brouiller les pistes et empêcher une localisation. Mais nous entendons tous le même message.

De mémoire cimmérienne, rien de tel ne s'était jamais produit. Nous nous demandons s'il ne s'agit pas d'un ordre de rassemblement. Devons-nous quitter Erel et retourner dans Kiméria ?

J'ai sondé ma fille pour savoir si elle aussi faisait ce rêve. Elle refuse de me répondre. Mais il est vrai que j'ignore encore si elle est cimmérienne. Quoique… les conditions de sa conception et de sa gestation me laissent peu de doutes.

Au Dottore Pi


Type de document : correspondances

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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niveau primaire

… Il est un voyage que peu prisent.
A raison.

Celui vers l'autre côté du réel.
Le niveau primaire de la matière.
Premier.

Il est très difficile de s'y mouvoir.
On s'y sent comme enlisé.
Lieu de souffrance intense où certains sont prisonniers.
(Il ne sied pas à tous de voir l'invisible.)

Aucun vortex n'y conduit.
Seulement la perdition ou l'invitation.

Pour affronter ce lieu qui sous-tend tout le reste
-sphère primitive-
il est impératif d'avoir l'esprit forgé comme le plus lisse des glaives
un esprit au feu des passions.

Ce voyage n'est pas enviable. Loin de là.
Ce voyage est toujours un péril.


Type de document : DJ's atlas des vortex

Auteur fictif : Anonyme

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : CL

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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