La tasse n’est plus chaude mais quand on la saisit, l’index reste relevé comme par mémoire du moment sacré de la première gorgée. Le café a refroidi, normal! Un peu de marc patauge. Boire ou ne pas boire ? Il faut savoir s’arrêter avant la fin, avant la lie. Juste avant. Contempler le fond et se retenir de plonger une dernière fois. Avoir ce courage. Rester assis devant une tasse presque vide et ne pas se sentir obligée de boire ni de partir. Choisir. ""Monsieur Grégory Corso, qu'est-ce que la puissance ?" "rester debout au coin d'une rue et n'attendre personne" - j’ai rêvé new york, j’ai rêvé new york, new york city sur hudson ..."
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
… Il est un voyage que peu prisent.
A raison.
Celui vers l'autre côté du réel.
Le niveau primaire de la matière.
Premier.
Il est très difficile de s'y mouvoir.
On s'y sent comme enlisé.
Lieu de souffrance intense où certains sont prisonniers.
(Il ne sied pas à tous de voir l'invisible.)
Aucun vortex n'y conduit.
Seulement la perdition ou l'invitation.
Pour affronter ce lieu qui sous-tend tout le reste
-sphère primitive-
il est impératif d'avoir l'esprit forgé comme le plus lisse des glaives
un esprit au feu des passions.
Ce voyage n'est pas enviable. Loin de là.
Ce voyage est toujours un péril.
Type de document : DJ's atlas des vortex
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun