Hier
Je citais les rues
Le long de mes songes et randonnées
Là
Je les invente
Quand je les nomme
Quand je les pense
Ai-je gagné,
Ai-je perdu ?
De ce jeu où –
Dans l’irréel je vivais,
Tremblante et poussiéreuse
Et par le réel je succombe –
Qu’ai-je emporté
Si ce n’est moi-même ?
Ici
Aux carrefours des trajectoires
Je suis si seule
Qui peut entendre un chantre numérisé e
Qui peut l’atteindre ?
Cet infini glisse
Comme mille dunes
Comme tant d’eau
Et je ne flotte ni ne disparais
En ma poitrine
Les hallalis bruissent
Acérés
Etouffés
Qui
Ecoutera le chantre
Par ses chimères exilé ?
Qui
Saura
La consoler ?
Rendre son âme
A son récit inachevé.
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Loula-Ludivine
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun
… Il est un voyage que peu prisent.
A raison.
Celui vers l'autre côté du réel.
Le niveau primaire de la matière.
Premier.
Il est très difficile de s'y mouvoir.
On s'y sent comme enlisé.
Lieu de souffrance intense où certains sont prisonniers.
(Il ne sied pas à tous de voir l'invisible.)
Aucun vortex n'y conduit.
Seulement la perdition ou l'invitation.
Pour affronter ce lieu qui sous-tend tout le reste
-sphère primitive-
il est impératif d'avoir l'esprit forgé comme le plus lisse des glaives
un esprit au feu des passions.
Ce voyage n'est pas enviable. Loin de là.
Ce voyage est toujours un péril.
Type de document : DJ's atlas des vortex
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun