Que trouve-t-on dans les archives du XIU ?
Des objets :
- le Théâtre de Mémoire de Giulio Camillo Delminio représentant, selon certains, toute la connaissance des 3 Espaces ;
- des cartes et bestiaires inattendus ;
- des vortex artificiels qui ont été confondus avec des objets sacrés;
- les photographies d'Isidore Ducasse.
Des textes :
- le deuxième livre de la Poétique d'Aristote sur la Comédie et ses dialogues disparus portant sur son enseignement ésotérique ;
- le livre du Giulio Camillo Delminio révélant le secret du fonctionnement de son Théâtre de Mémoire, livre qui n'a jamais été publié mais qui a été écrit ;
- The History of Cardenio, pièce jamais imprimée de messieurs Fletcher et Shakespeare ;
- le texte véritable et intégral de Si par une nuit d'hiver un voyageur , récit qui est au cœur de l'intrigue du roman éponyme d'Italo Calvino ;
- les tapis mayas et les tapis cimmériens.
ainsi que les recueils de poésie, les pièces de théâtre et les traités de voyage que j'ai écrits et que j'ai perdus.
Les vôtres aussi.
Type de document : DJ's classes : le XIU
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Vidocq, Eugène François
(1775-1857)
dit "le premier privé du monde"
Il fut voleur, il fut forçat, soldat, chef de la sûreté, pdg, écrivain.
Il inventa les méthodes d’investigations criminelles modernes et usa avec talent du marketing (est-ce que c’est la même chose, le crime et la pub ?).
Les "explorateurs" de son agence de détectives privés (la première de toutes avec abonnement anti-escrocs) portaient des sobriquets sympathiques : le cyclope, le faune, l'homme du monde, jeune premier à gants beurre frais.
Il avait installé ses somptueux bureaux près de la Cour des Miracles : au numéro 13 de la Galerie Vivienne.
36 ans avant lui, dans ce même passage, avait séjourné un autre mythe, un libérateur, un révolutionnaire : Simon Bolivar. Ils n’ont pas pu se croiser, 36 ans d’écart, faut pas exagérer…
Vidocq, on l’aime à cause de la série télé (mais pas du film), du générique de Gainsbourg "Oh, qui ne s'est jamais laissé enchaîner? Moi, oui, je le sais, je suis un évadé" et de Brasseur, le fils.
Il inspira Hugo pour les personnages de Jean Valjean et de l’inspecteur Javert, Balzac pour Vautrin dans "le Père Goriot", Dickens pour le fugitif dans "Les Grandes Espérances", Melville pour Moby Dick et E.A.Poe pour son "Double assassinat dans la rue Morgue". Impressionnant.
Il s’opposait à la peine de mort et dénonçait la froideur inhumaine des prisons. Il aidait les pauvres, punissait les coupables et sauvait les innocents. Il était tout à la fois Robin des bois, Arsène Lupin, Emile Zola et Sherlok Holmes.
A mon avis, il n’a pas vraiment existé. C’est trop pour un seul homme.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun