sans effets spéciaux

J’ai repensé récemment, Amice, à ce film que vous aviez réalisé à notre retour de notre tout premier séjour à Celles-les-Bois, éblouis que nous étions de notre découverte du « Jeu de la maison chinoise ». Vous vouliez restituer la formule finale du premier acte en sons et images : « le cinéma doit aussi servir le Jeu », disiez-vous. J’irai tantôt à l’école Louis-Lumière pour une solennité. Quel dommage que je ne puisse leur montrer cet étonnant court métrage qui — sans effets spéciaux numériques ni optiques — ouvre les portes de l’esthétique et de la contemplation au-delà des visions connues. Mais les splendeurs du Jeu ne sont pas perçues par les profanes et les œuvres de la Castalie perdent leur saveur dans le rythme séculier.

A Nékao


Type de document : correspondances

Auteur fictif : Colbert Valérian

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : CL

Référence : Hermann Hesse (Le Jeu des Perles de Verre)

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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vidocq

Vidocq, Eugène François
(1775-1857)
dit "le premier privé du monde"

Il fut voleur, il fut forçat, soldat, chef de la sûreté, pdg, écrivain.
Il inventa les méthodes d’investigations criminelles modernes et usa avec talent du marketing (est-ce que c’est la même chose, le crime et la pub ?).

Les "explorateurs" de son agence de détectives privés (la première de toutes avec abonnement anti-escrocs) portaient des sobriquets sympathiques : le cyclope, le faune, l'homme du monde, jeune premier à gants beurre frais.

Il avait installé ses somptueux bureaux près de la Cour des Miracles : au numéro 13 de la Galerie Vivienne.
36 ans avant lui, dans ce même passage, avait séjourné un autre mythe, un libérateur, un révolutionnaire : Simon Bolivar. Ils n’ont pas pu se croiser, 36 ans d’écart, faut pas exagérer…

Vidocq, on l’aime à cause de la série télé (mais pas du film), du générique de Gainsbourg "Oh, qui ne s'est jamais laissé enchaîner? Moi, oui, je le sais, je suis un évadé" et de Brasseur, le fils.

Il inspira Hugo pour les personnages de Jean Valjean et de l’inspecteur Javert, Balzac pour Vautrin dans "le Père Goriot", Dickens pour le fugitif dans "Les Grandes Espérances", Melville pour Moby Dick et E.A.Poe pour son "Double assassinat dans la rue Morgue". Impressionnant.

Il s’opposait à la peine de mort et dénonçait la froideur inhumaine des prisons. Il aidait les pauvres, punissait les coupables et sauvait les innocents. Il était tout à la fois Robin des bois, Arsène Lupin, Emile Zola et Sherlok Holmes.

A mon avis, il n’a pas vraiment existé. C’est trop pour un seul homme.


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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