J’admire ceux qui courent et qui sont beaux parce qu’ils sont beaux. Leur corps évolue dans l’air libre, puissant, gracieux, vivant.
J’admire ceux qui courent et qui sont moches parce qu’ils n’ont pas peur du regard des autres et ils ont bien raison.
J’admire ceux qui courent et qui ne sont ni beaux ni moches parce qu’ils courent et que c’est très courageux, surtout quand il fait très chaud ou très froid.
J’admire les fleurs, je m’approche, je les respire, souvent je pousse des soupirs de joie. Puis je repars toute emplie de parfums divers, bienheureuse, apaisée, et les gens que je croise me sourient avec attendrissement. Quand je vois mon reflet, je découvre pourquoi : j’ai des traînées de pollen multicolores partout sur le nez.
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Loula-Louna
Auteur réel : Françoise Cleach
Provenance du texte : Participation
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Vidocq, Eugène François
(1775-1857)
dit "le premier privé du monde"
Il fut voleur, il fut forçat, soldat, chef de la sûreté, pdg, écrivain.
Il inventa les méthodes d’investigations criminelles modernes et usa avec talent du marketing (est-ce que c’est la même chose, le crime et la pub ?).
Les "explorateurs" de son agence de détectives privés (la première de toutes avec abonnement anti-escrocs) portaient des sobriquets sympathiques : le cyclope, le faune, l'homme du monde, jeune premier à gants beurre frais.
Il avait installé ses somptueux bureaux près de la Cour des Miracles : au numéro 13 de la Galerie Vivienne.
36 ans avant lui, dans ce même passage, avait séjourné un autre mythe, un libérateur, un révolutionnaire : Simon Bolivar. Ils n’ont pas pu se croiser, 36 ans d’écart, faut pas exagérer…
Vidocq, on l’aime à cause de la série télé (mais pas du film), du générique de Gainsbourg "Oh, qui ne s'est jamais laissé enchaîner? Moi, oui, je le sais, je suis un évadé" et de Brasseur, le fils.
Il inspira Hugo pour les personnages de Jean Valjean et de l’inspecteur Javert, Balzac pour Vautrin dans "le Père Goriot", Dickens pour le fugitif dans "Les Grandes Espérances", Melville pour Moby Dick et E.A.Poe pour son "Double assassinat dans la rue Morgue". Impressionnant.
Il s’opposait à la peine de mort et dénonçait la froideur inhumaine des prisons. Il aidait les pauvres, punissait les coupables et sauvait les innocents. Il était tout à la fois Robin des bois, Arsène Lupin, Emile Zola et Sherlok Holmes.
A mon avis, il n’a pas vraiment existé. C’est trop pour un seul homme.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun