Le modèle d’un topos crée son identité. C’est par son modèle que le topos atteint la singularité. Le modèle est à la fois le genre et le style, le ton et le sujet.
Pour chaque topos sont ainsi définis — en fonction de ses usages et objectifs — des attributs, des catégories, des thèmes, des règles, des types de documents, des dispositios, etc.
Dans le topos 3 ESPACES du Capitaine L., deux thèmes semblent dénoter avec l’ensemble du réseau thématique : le café et les pommes.
Pourquoi ces deux thèmes qui ne sont en lien ni avec Paris ni avec les Nouvelles Technologies, axes principaux de l’argument ?
La première réponse, la plus simple, serait de dire : parce que.
Parce que dans cette insensé-là se crée la singularité et l’identité. Puis vient une seconde réponse, que je ne vous livrerai pas mais que vous chercherez et dont voici un indice : parce que le café et les pommes renvoient à une problématique souterraine du topos 3 ESPACES, une problématique incarnée par Loula le Chantre dont le Capitaine retrace les mésaventures et les exploits dans la section Rhapsodie de son récit variable imprimé clandestin, L’ODYSSÉE DES 3 ESPACES.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Arte Miss
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Vidocq, Eugène François
(1775-1857)
dit "le premier privé du monde"
Il fut voleur, il fut forçat, soldat, chef de la sûreté, pdg, écrivain.
Il inventa les méthodes d’investigations criminelles modernes et usa avec talent du marketing (est-ce que c’est la même chose, le crime et la pub ?).
Les "explorateurs" de son agence de détectives privés (la première de toutes avec abonnement anti-escrocs) portaient des sobriquets sympathiques : le cyclope, le faune, l'homme du monde, jeune premier à gants beurre frais.
Il avait installé ses somptueux bureaux près de la Cour des Miracles : au numéro 13 de la Galerie Vivienne.
36 ans avant lui, dans ce même passage, avait séjourné un autre mythe, un libérateur, un révolutionnaire : Simon Bolivar. Ils n’ont pas pu se croiser, 36 ans d’écart, faut pas exagérer…
Vidocq, on l’aime à cause de la série télé (mais pas du film), du générique de Gainsbourg "Oh, qui ne s'est jamais laissé enchaîner? Moi, oui, je le sais, je suis un évadé" et de Brasseur, le fils.
Il inspira Hugo pour les personnages de Jean Valjean et de l’inspecteur Javert, Balzac pour Vautrin dans "le Père Goriot", Dickens pour le fugitif dans "Les Grandes Espérances", Melville pour Moby Dick et E.A.Poe pour son "Double assassinat dans la rue Morgue". Impressionnant.
Il s’opposait à la peine de mort et dénonçait la froideur inhumaine des prisons. Il aidait les pauvres, punissait les coupables et sauvait les innocents. Il était tout à la fois Robin des bois, Arsène Lupin, Emile Zola et Sherlok Holmes.
A mon avis, il n’a pas vraiment existé. C’est trop pour un seul homme.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun