les deux faces

Chaque espace a deux faces : une face visible et une face invisible.

Tout le monde connaît les faces visibles des 3 Espaces.
- Pour Erel : le monde tel qu'il est perçu, le cadre quotidien et séculaire.
- Pour Kiméria : le monde tel qu'il est raconté, les mythes et les légendes, les romans, les films et les séries, les tableaux et les ballets, les simulations virtuelles.
- Pour Numer : le monde tel qu'il est pensé et modélisé. Les mathématiques et la philosophie, la biologie et la physique. Et depuis peu, le cyberespace.

Des querelles existent quant au statut de la musique et la métaphysique. Monde formel ou imaginaire ? Kiméria ou Numer?

Quand aux trois faces invisibles, elles ne sont pas accessibles à tous et à chacun. Elles relèvent du voyage interspatial et du Jeu des Perles de Verre.

Arpenter Kiméria, n'est pas plonger dans un film.
Rejoindre Numer, n'est pas tchater sur Internet.
Connaître la face cachée d’Erel, n'est pas regarder, sentir, comprendre.

Il s'agit d'interférer avec un grand continuum qui s'agence sur des modalités différentes. Et de reconstituer, à chaque fois, un autre niveau de réalité sensible.

- Pour Erel : un paysage de contrastes, d’énergies, de vibrations.
- Pour Kiméria : un univers tangible et discontinu, où chaque légende organise une sphère, une contrée, autonome.
- Pour Numer : un lieu où le symbole est devenu élément, où la logique et l’illogique construisent des matières indescriptibles que seules les métaphores peuvent évoquer.


Type de document : DJ's classes : l'art du voyage

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

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sortants

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vidocq

Vidocq, Eugène François
(1775-1857)
dit "le premier privé du monde"

Il fut voleur, il fut forçat, soldat, chef de la sûreté, pdg, écrivain.
Il inventa les méthodes d’investigations criminelles modernes et usa avec talent du marketing (est-ce que c’est la même chose, le crime et la pub ?).

Les "explorateurs" de son agence de détectives privés (la première de toutes avec abonnement anti-escrocs) portaient des sobriquets sympathiques : le cyclope, le faune, l'homme du monde, jeune premier à gants beurre frais.

Il avait installé ses somptueux bureaux près de la Cour des Miracles : au numéro 13 de la Galerie Vivienne.
36 ans avant lui, dans ce même passage, avait séjourné un autre mythe, un libérateur, un révolutionnaire : Simon Bolivar. Ils n’ont pas pu se croiser, 36 ans d’écart, faut pas exagérer…

Vidocq, on l’aime à cause de la série télé (mais pas du film), du générique de Gainsbourg "Oh, qui ne s'est jamais laissé enchaîner? Moi, oui, je le sais, je suis un évadé" et de Brasseur, le fils.

Il inspira Hugo pour les personnages de Jean Valjean et de l’inspecteur Javert, Balzac pour Vautrin dans "le Père Goriot", Dickens pour le fugitif dans "Les Grandes Espérances", Melville pour Moby Dick et E.A.Poe pour son "Double assassinat dans la rue Morgue". Impressionnant.

Il s’opposait à la peine de mort et dénonçait la froideur inhumaine des prisons. Il aidait les pauvres, punissait les coupables et sauvait les innocents. Il était tout à la fois Robin des bois, Arsène Lupin, Emile Zola et Sherlok Holmes.

A mon avis, il n’a pas vraiment existé. C’est trop pour un seul homme.


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

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