ergodone

Je vais apporter quelques précisions pour vous aider à bien comprendre mon geste car qui veut saisir les faits doit connaître les noms.

Ecoutez-moi avec attention : le XIU est la face visible et officielle de l’organisation fondée par les Voyageurs des Vortex, les Adeptes. L’ORDRE en est la face cachée. L’ORDRE a été créé au Moyen-âge, le XIU en 1913. Tous les membres du XIU n’appartiennent pas à l’ORDRE.

Les Nomades, quant à eux, se sont organisés tardivement, au XXème siècle seulement. Leur mouvement s’est d’abord appelé ERGODONE, en référence à leur façon d’apprendre le Voyage en voyageant. Pour eux en effet, le travail EST le chemin.

Ergodone du grec ergon, « travail » et hodos, « chemin ». Ce n’est que dans les années 80 que les appellations STREETFORCE et DJ se sont répandues.


Type de document : chants des griots

Auteur fictif : Le Troubadour

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : CL

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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vidocq

Vidocq, Eugène François
(1775-1857)
dit "le premier privé du monde"

Il fut voleur, il fut forçat, soldat, chef de la sûreté, pdg, écrivain.
Il inventa les méthodes d’investigations criminelles modernes et usa avec talent du marketing (est-ce que c’est la même chose, le crime et la pub ?).

Les "explorateurs" de son agence de détectives privés (la première de toutes avec abonnement anti-escrocs) portaient des sobriquets sympathiques : le cyclope, le faune, l'homme du monde, jeune premier à gants beurre frais.

Il avait installé ses somptueux bureaux près de la Cour des Miracles : au numéro 13 de la Galerie Vivienne.
36 ans avant lui, dans ce même passage, avait séjourné un autre mythe, un libérateur, un révolutionnaire : Simon Bolivar. Ils n’ont pas pu se croiser, 36 ans d’écart, faut pas exagérer…

Vidocq, on l’aime à cause de la série télé (mais pas du film), du générique de Gainsbourg "Oh, qui ne s'est jamais laissé enchaîner? Moi, oui, je le sais, je suis un évadé" et de Brasseur, le fils.

Il inspira Hugo pour les personnages de Jean Valjean et de l’inspecteur Javert, Balzac pour Vautrin dans "le Père Goriot", Dickens pour le fugitif dans "Les Grandes Espérances", Melville pour Moby Dick et E.A.Poe pour son "Double assassinat dans la rue Morgue". Impressionnant.

Il s’opposait à la peine de mort et dénonçait la froideur inhumaine des prisons. Il aidait les pauvres, punissait les coupables et sauvait les innocents. Il était tout à la fois Robin des bois, Arsène Lupin, Emile Zola et Sherlok Holmes.

A mon avis, il n’a pas vraiment existé. C’est trop pour un seul homme.


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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