un après-midi à la BPI

Une après-midi à la BPI (Bibliothèque BeauBourg) (triple b). Entrée par la rue du Renard.

Miracle et jubilation - tous les livres à portée de main - tactiles – si près de moi, toi, soi - espace libre - foison de connaissance - fusion - on se croirait dans "les ailes du désir" - les anges sont sans doute tout autour de nous, vous, elles. Et le vieux chantre haletant, parti à la recherche de Potsdamer Platz, où marche-t-il ? Dans quelle allée ? Et toi Loula, es-tu là ? "Als das Kind Kind war, wußte es nicht, daß es Kind war", alors l’enfant était enfant et ne savait pas qu’elle était enfant.

Trouver une place près de la baie vitrée : vue sur le parvis et sur le Beaubourg frime café (XIU repère : il faut toujours garder un œil sur ses ennemis).

Bibliothèque-lumière où l’on regarde l’extérieur. Lever les yeux pour penser : voir une voiture, la foule noire, fluo, verte : réfléchir dehors et pas dedans …


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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vidocq

Vidocq, Eugène François
(1775-1857)
dit "le premier privé du monde"

Il fut voleur, il fut forçat, soldat, chef de la sûreté, pdg, écrivain.
Il inventa les méthodes d’investigations criminelles modernes et usa avec talent du marketing (est-ce que c’est la même chose, le crime et la pub ?).

Les "explorateurs" de son agence de détectives privés (la première de toutes avec abonnement anti-escrocs) portaient des sobriquets sympathiques : le cyclope, le faune, l'homme du monde, jeune premier à gants beurre frais.

Il avait installé ses somptueux bureaux près de la Cour des Miracles : au numéro 13 de la Galerie Vivienne.
36 ans avant lui, dans ce même passage, avait séjourné un autre mythe, un libérateur, un révolutionnaire : Simon Bolivar. Ils n’ont pas pu se croiser, 36 ans d’écart, faut pas exagérer…

Vidocq, on l’aime à cause de la série télé (mais pas du film), du générique de Gainsbourg "Oh, qui ne s'est jamais laissé enchaîner? Moi, oui, je le sais, je suis un évadé" et de Brasseur, le fils.

Il inspira Hugo pour les personnages de Jean Valjean et de l’inspecteur Javert, Balzac pour Vautrin dans "le Père Goriot", Dickens pour le fugitif dans "Les Grandes Espérances", Melville pour Moby Dick et E.A.Poe pour son "Double assassinat dans la rue Morgue". Impressionnant.

Il s’opposait à la peine de mort et dénonçait la froideur inhumaine des prisons. Il aidait les pauvres, punissait les coupables et sauvait les innocents. Il était tout à la fois Robin des bois, Arsène Lupin, Emile Zola et Sherlok Holmes.

A mon avis, il n’a pas vraiment existé. C’est trop pour un seul homme.


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

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