au combat

Combattre ? Il n'est pas question de le faire quand l'adversaire est de loin supérieur en puissance et en force.

Qui aborde l'ennemi en faisant peu de cas de lui se laisse surprendre,
qui se laisse surprendre se met en état d'infériorité et par la même se perd.

Le bon sens veut qu'en aucun cas l'on ne se croit à l'abri des coups de son ennemi :
Est-il loin? il faut craindre son retour ;
Est-il en déroute ? il faut craindre ce simulacre de fuite ;
Est-il tout près ? il faut craindre une offensive de sa part ;
Est-il isolé ? il faut craindre quelque ruse.

Que font les gens intelligents quand ils veulent obtenir quelque chose ?
Ils ne recourent au combat que lorsqu'ils n'ont plus d'autres moyens d'agir autrement.
Car, au combat, ce que l'on dépense, c'est sa propre vie ; ailleurs, ce n'est jamais que l'argent.


Type de document : archives du potlatch (XIU)

Auteur fictif : Anonyme

Auteur réel : Abd Allah Ibn-Al-Muqaffa

Provenance du texte : Liste de l'éducation nationale

Référence : Le livre de Kalila et Dimna

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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vidocq

Vidocq, Eugène François
(1775-1857)
dit "le premier privé du monde"

Il fut voleur, il fut forçat, soldat, chef de la sûreté, pdg, écrivain.
Il inventa les méthodes d’investigations criminelles modernes et usa avec talent du marketing (est-ce que c’est la même chose, le crime et la pub ?).

Les "explorateurs" de son agence de détectives privés (la première de toutes avec abonnement anti-escrocs) portaient des sobriquets sympathiques : le cyclope, le faune, l'homme du monde, jeune premier à gants beurre frais.

Il avait installé ses somptueux bureaux près de la Cour des Miracles : au numéro 13 de la Galerie Vivienne.
36 ans avant lui, dans ce même passage, avait séjourné un autre mythe, un libérateur, un révolutionnaire : Simon Bolivar. Ils n’ont pas pu se croiser, 36 ans d’écart, faut pas exagérer…

Vidocq, on l’aime à cause de la série télé (mais pas du film), du générique de Gainsbourg "Oh, qui ne s'est jamais laissé enchaîner? Moi, oui, je le sais, je suis un évadé" et de Brasseur, le fils.

Il inspira Hugo pour les personnages de Jean Valjean et de l’inspecteur Javert, Balzac pour Vautrin dans "le Père Goriot", Dickens pour le fugitif dans "Les Grandes Espérances", Melville pour Moby Dick et E.A.Poe pour son "Double assassinat dans la rue Morgue". Impressionnant.

Il s’opposait à la peine de mort et dénonçait la froideur inhumaine des prisons. Il aidait les pauvres, punissait les coupables et sauvait les innocents. Il était tout à la fois Robin des bois, Arsène Lupin, Emile Zola et Sherlok Holmes.

A mon avis, il n’a pas vraiment existé. C’est trop pour un seul homme.


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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