L’écrit n’est pas plus opaque que le parlé.
L’écriture ne traduit pas l’oralité. Elle ne lui succède pas. Elle ne la précède pas non plus. Elle est une autre façon d'interpréter le monde. Une autre sensation. Une autre perspective. Un autre agencement des signes. Une autre forme de pensée.
Je ne peux même pas l'associer à la lecture.
Le dire, l’entendre, l'écrit, le lu présentent pour moi, chacun, la même distance / opacité face au réel manifesté. Distance qui sépare le mot et la chose. Prisme de ma perception et de ma mentalisation.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : 1
De déjà à maintenant,
mais pour jamais-comme-on pourrait-dire-toujours.
Je suis là,
las sur mes trois mains
où je m’appuie-ou-retiens.
« Où » est le temps de mon existence.
Il se mesure en mètres,
en pieds, où mieux encore, en pas,
en grands pas mais pas des miens,
Moi qui n’ai que des mains pour tout appui.
- Combien de pas séparent l’aube de l’aube ? -
Type de document : notes et travaux
Auteur fictif : Humby Humboldt
Auteur réel : Marc Hodges
Provenance du texte : Participation
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun