Il arriva qu’elle eut trente ans, ou plus, ou pas.
Et qu’elle suivit un pont étroit.
Marchant tout droit sur la passerelle.
Tenant serrée une menotte.
Et de retour sur la terre ferme,
elle reconnut une certaine porte.
Porte effacée, ensevelie.
Toute de broussailles et de poussière.
"Il faut l’ouvrir" entendit-elle.
"Il faut entrer, encore oser".
Elle s’arrêta au vestibule, les mains ballantes
- une projetée -
elle n’était plus sur la terre ferme
mais aux abords des ans filtrés.
Elle tenait là, comme verticale, comme étendue, comme calfeutrée.
Quand tout à coup,
la petite fille
qui tout ce temps avait couru,
dégringolé, encore grimpé,
quand tout à coup,
la petite fille
vint à surprendre cette longue extase.
Car tout en bas d’une haute pile,
de boîtes, de cubes et de trophées,
numéro sept, le vieux carnet,
numéro sept, avait trouvé.
"Maman, maman, regarde ! Un grimoire ! Un livre pour la mémoire ..."
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Griotte
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
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Textes satellites : aucun
Un jour, en me promenant dans Paris, j’ai trouvé qu’il faisait si chaud que j’ai eu soif.
Je vais au supermarché mais rien, aucune boisson fraîche.
Je m’arrête devant un café appelé « le café de la paix ».
N’ayant pas le choix, je rentre, les mains dans les poches et je demande au serveur : « que reste-t-il, de la paix ou du café ? »
Il me répond : « que du café aujourd’hui. »
Je lui dis : « alors un café, s’il vous plaît. »
« Ok, ça arrive », dit le serveur.
Et, pour la première fois de ma vie, j’ai bu du café
Type de document : chants des petits griots
Auteur fictif : P'tit Gars
Auteur réel : Soso
Provenance du texte : Participation
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