naissance de la rhapsodie

Naissance de la rhapsodie

Au départ, j’ai traversé l’écriture de mon récit variable "L'Odyssée des 3 Espaces" sans ligne fictionnelle aucune. Juste l'exploration de l'éclatement, de la combinatoire, du lien et de l'autonomie.

Après avoir vu un spectacle de Tanguy, dans le chapiteau du théâtre du radeau dressé aux Tuileries (¿ pièce ou dispositif ?), j’ai réussi à articuler que, dans l’expression qui était la mienne (¡ quelle effronterie !), j’avais besoin d’une intrigue.

Je n’arrive pas à comprendre comment un public peut se relier profondément et durablement à une œuvre d’art textuelle en dehors d’une trame d’une sorte ou d’une autre. Je déteste l’impression d’inutilité, d’interchangeabilité, de "tout ça pour ça".

En fin de compte, j’ai besoin de me rattacher.

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Intrigues / trame / fils / histoire / lignes / parcours / odyssée : l’odyssée pour se dévider n’a-t-elle pas besoin d’un navire ? D’une guerre et d’un mari trompé ?

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Le récit n’est pas issu du réel mais le réel issu du récit : être c’est être-dans-le-récit

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"Si les voies maritimes ne se laissent pas facilement circonscrire, c’est peut-être parce qu’elles s’entremêlent de récits : les cartes où elles sont marquées ont pu être imaginées, les écrits qui les accompagnent inventés" (matvejevitch)

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"Il existe une limite, affirmaient les sages, entre le vraisemblable et l’invraisemblable, ou bien, comme on serait enclin à le dire de nos jours, entre les figures de l’histoire et les formes du récit : cette limite, les grands périples l’ont franchie" (matvejevitch).


Type de document : notes et travaux

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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langue cimmérienne

La langue cimmérienne européenne (dite cimmérien classique) est d'origine inconnue. Elle ne peut pas être rattachée aux langues sémitiques, indo-européennes ou asiatiques.

Elle emprunte son système de transcription à l'hébreu ancien. A moins que ce ne soit le contraire.

Les Cimmériens à travers le monde ne reconnaissent ni ne nient la légitimité de la langue cimmérienne européenne et de son écriture.

Il faut comprendre que les Cimmériens ne pensent pas selon le couple duel "vrai/faux". Ils ignorent le concept de "vérité". Ils utilisent d’autres catégories : ils opposent "la duperie à l’honnêteté" et "la clarté au flou".

Quand honnêteté et clarté se conjuguent, ils considèrent qu’une proposition est "juste" et non pas vraie. Cette "justesse" ne peut pas être remise en cause par des propositions opposées ou paradoxales. Il arrive ainsi que des affirmations contraires soient considérées comme justes.

Les Cimmériens nourrissent ces concepts de "duperie", d’ "honnêteté", de "clarté" et de "flou", de vertus éthiques très spécifiques. Ne peut être honnête qu’une affirmation bienveillante et utile au bien commun. Comme le dit le célèbre proverbe cimmérien "au final, l’honnêteté profite à tous".

Ainsi ils considèrent que le cimmérien européen – en tant que langue officielle du seul pays Cimmérien qui ait jamais existé - est la langue de tous les Cimmériens. Mais ils considèrent également que le cimmérien européen n’est pas la langue de tous les Cimmériens car une telle langue n’existe pas. Les deux affirmations, ne relevant ni de la duperie ni du flou, sont aussi légitimes l’une que l’autre et ne soulèvent aucune controverse.


Type de document : DJ's classes : études cimmériennes

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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