Le Cimmérien n’est pas de notre monde.
En réalité, il n’a pas de chair, pas de consistance, pas de densité. Les enjeux du Réel lui sont étrangers.
Cause ou effet ?
Est-ce parce qu’il n’a pas de consistance ni d’attache au Réel qu’il peut traverser d’un espace à l’autre ? Ou est-ce parce qu’il peut traverser, qu’il perd sa consistance ?
Sa condition influence-t-elle sa nature ou bien sa nature crée-t-elle sa condition ?
Type de document : archives cimmériennes (XIU)
Auteur fictif : Sgarideni
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Il est deux imaginations pour Bachelard.
L’imagination formelle, imagination de surface, de la nouveauté et l’imagination matérielle, imagination des profondeurs, du primitif, de l’éternel, de l’élémentaire.
L’imagination matérielle a un poids, un toucher, elle est aussi familière au sensoriel qu’au mental.
Ces deux imaginations se distinguent sans s’opposer : peut-on réellement dissocier l’abstrait du concret, la forme de la matière, la surface de la profondeur, l’intérieur de l’extérieur ?
Il est certain que l’imagination matérielle utilise l’élémentaire pour s’inséminer [l’eau, la terre, le feu, l’air]. Elle est essentiellement alchimique. Mais d’autres substances peuvent prétendre au statut de matière symbolique : pour cela elles doivent impérativement porter la dualité bénéfique / néfaste à l’exemple du feu qui réchauffe ou calcine.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun