Extraits du carnet bleu de Capitaine L. (carnet de notes) trouvé par Loula un jour d’avril sous la pluie.
Elle ne sait pas lire, elle ne l’a pas lu.
avulsion
-> Wilhelm Von Humboldt en personnage rencontré par Loula et P’tit Gars
WVH : 1767 – 1835
-> utiliser dans le bréviaire 1767 – 1967 ?
- ni romantique ni des "lumières"
- éducation Aufklärung [Thomasin/Wolf/kant – théo + philo – cadre chrétien – réforme all # lumières Fr.]
p.15 cursus langage :
-"Chaque langue est une totalité cohérente"
-"Chaque langue a sa logique qui détermine le monde".
-> trouver textes de WVH
cf. Steiner p.81 :
"Il se peut que la fantastique prodigalité des langues humaines, l'énigme de Babel, soit l'indice d'une multiplication vitale des libertés mortelles. Chaque langue dit le monde à sa façon. Chaque édifice des mondes et des anti-mondes à sa manière. Le polyglotte est un homme plus libre".
cf. Wittgenstein, loi de la projection (tractacus 1.976) : "la proposition construit un monde" –
Comment passe-t-on de "déterminer le monde" ou "dire le monde" à "faire le monde" ou "créer le monde" ?
- cf. "Les chars couraient sur la mer"
-> vérif. réf.+ raisonnemt
- cf. Steiner p. 80
"Le langage crée : par la nomination, comme lorsque Adam nomma toutes les formes et toutes les présences ; par la modification adjectivale, sans laquelle ne peut exister une conceptualisation du bien ou du mal ; il crée au moyen de la prédication, du choix du souvenir".
-> vérif. : Von Humboldt / chapelier fou d’Alice / humpty dumpty
->Wittgenstein / pourquoi pas Witty ?
->Ferdinand ? créer un club des linguistes ? avec Gorgias aussi ...
-> lire textes Gorgias + remix altercation Socrate/Gorgias sur art oratoire
WVH : "sur le caractère national des lgues"
- contre la trad. logiciste qui réduit le lge à l’ensemble des signes, fait valoir le lien de la pensée aux sujets parlants & à lgue dét.
- c’est en séparant les peuples que la lgue rassemble,
- la lgue se forme à travers ses locuteurs dt la lit. enregistre les innovat°s,
- les diverses lgues constituent les organes des modes de pensée et de ressenti propres aux nat°s,
- "caractère" des langues <-> actes de discours en tant qu’ils se sont disposés dans une lgue / se transmet bien au–delà de toutes les générations /influence les autres lgues,
- les lgues ne sont pas données une x pour ttes.
Gorgias : [doute sophistique]
1. rien n’existe
2. si quelque chose existe, on ne peut pas le connaître
3. si on peut le connaître, on ne peut pas l’exprimer.
2è sophisme <-> ébauche Aufklärung
- Lacan : l’être est un fait du dire ; ce qu’on entend c’est le sa : le sé est l’effet du sa.
- De Gorgias à Lacan : un monde où il n’y a que l’entendre.
Cf. Witty début "de la certitude": "si tu sais qu’il y a là une main, alors nous t’accordons tout le reste.
"through the looking glass" / "de l'autre côté du miroir" , rencontre Alice et Humpty Dumpty / p.07
- mon nom est alice mais ...
- que voilà donc un nom idiot ! intervint avec impatience HD
- est-il absolument nécessaire qu’un nom signifie qque chose ? s’enquiert Alice dubitative
- évidemt que c’est nécessaire, répond avec un bref rire HD ; mon nom à moi signifie cette forme qui est la mienne, et qui est, du reste, une très belle forme. Avec un nom comme le vôtre, vous pourriez avoir à peu près n’importe quelle forme.
Il y a tjs un urtext refoulé.
Donc, sans m’en rendre compte, j’ai plagié un dialogue dont je n’ai aucun souvenir, pas même celui de l’avoir lu, et que pourtant j’ai dû lire enfant, ou qu’on m’a lu, ou que j’ai vu dans un film (Alice de Walt Disney ? A vérif avec alain) et je le replace exactement dans la problématique de WVH à travers le sobriquet qui m’a immédiatement paru évident ... Icst quand tu nous tiens ! Tu nous travailles jusqu’à nous mener exactement là où tu sais que nous récolterons les fruits de ta construction réticulaire. Pillage autorisé ou illégal ?
->pour Od. Urtext ou bien Od. lois de réticularité ou passages sur synchronicité? Total remix [2] ?
(c’est drôle que ça se soit passé juste mtnt, qd je bosse sur la question de l’intertext. originel )
?? ligne Gorgias / WVH/ Witt / Chomsky ( ?) / Lacan ( ?)...
-> creuser : cmt en même tps puis-je défendre le Sens et le Non-Être ? Paradoxe ? Raisonnement réticulaire et multilinéaire ? Fin des credo ?
->Vérif. Dumézil (mort à 80 ans, parlait 80 lgues) – mêmes mythes/mêmes lgues
Type de document : chroniques de Kiméria
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Objectivement, ils n’ont pas attendu très longtemps avant de se parler. Ils se sont dévisagés sans aucune gêne - inspection en bonne et due forme - et ont lancé l’attaque avec entrain :
"Tu sens mauvais de la bouche et tu ronfles.
Tu ferais mieux de te coiffer et de te laver avant de m’embêter."
Ils se sont tiré la langue et ont levé les sourcils vers le ciel, en secouant la tête et en tordant leur bouche dans un rictus très antipathique. C’était exactement la même mimique et ils ne l’avaient même pas fait exprès. Ca les a beaucoup amusés et ils ont ri au moins pendant trois minutes.
Leur premier fou rire.
Dans la lancée, ils ont joué à qui exécuterait le rire le plus effrayant, le plus stupide, le plus désespérément désespéré. Bien sûr, au moment fatidique des résultats, ils n’arrivaient jamais à se mettre d’accord ! Alors, ils trouvaient un compromis en disant qu’ils avaient gagné tous les deux : "ex-æquo !". L’expression les amusait vraiment beaucoup, ils la répétaient encore et encore. Dès qu’ils faiblissaient, ils s’exclamaient "ex-æquo ! ex-æquo ! "et le concours repartait de plus belle. Ils ont fini par s’arrêter au bout d’1 heure 33 minutes et 40 défis parce qu’ils avaient vraiment trop mal au ventre.
"Pas le ventre ! les ab-do-mi-naux ."
"ab-do-mi-naux ?ab-dos-mi-na-bles !"
Leur deuxième fou rire.
Après le concours, quand le silence s’installa enfin, ils auraient dû repartir chacun de leur côté. Mais non. Ils se levèrent de concert et commencèrent à marcher. Ce n’était pas une décision, c’était un réflexe, un instinct, une espèce de notion du bien et du mal, un abandon à l’imprévu nécessaire. Ils prirent les escaliers, elle pieds nus, lui en sandales violettes. Ils saluèrent les éboueurs sur le quai. Ils traversèrent le pont neuf et ne s’arrêtèrent pas devant la Samaritaine. Ils flânèrent le long des animaleries, dandolinant, se dandinant, trottinant, hoquetant. Ils s’entrechoquèrent accidentellement et "boum ! boum !" tombèrent par terre.
Leur troisième fou rire.
Ils bifurquèrent sur la rue de Rivoli et avancèrent vers le trou des Halles. Les vêtements sales, le visage poussiéreux et les jambes noires, ils avaient l’air de sortir d’un roman de Zola . Curieusement, on ne les remarquait pas. Ils avaient le don de passer inaperçus même quand ils faisaient du bruit. Peut-être ensemble formaient-ils un univers si complet qu’ils disparaissaient aux yeux du monde. Etonnant, invraisemblable, mais existe-t-il une autre solution ? Ils auraient été si jolis à voir pourtant, si pittoresques. Un anachronisme littéraire, une effronterie temporelle, un hasard. Sur un monticule de terre, ils essayèrent d’attraper un chien errant.
Leur quatrième fou rire.
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Griot Farceur
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun