essaim Lumière

missie dit : Avons repéré un colloque avec artistes et chercheurs. Peut-être l’occasion d’un essaim.

cap'tain dit : Colloque officiel ou résistant ?

missie dit : Officiel.

cap'tain dit : Colloque officiel. Attention XIU.

missie dit : Artistes et chercheurs. Attention Voyageurs.

missie dit : Quel type d’essaim ?

missie dit : Campagne SMS à partir d’un numéro sécurisé. Borne d’émission en Kiméria.

cap'tain dit : Où le colloque ?

missie dit : Ecole Nationale Supérieure du Cinéma Louis-
Lumière. Noisy-le-Grand.

cap'tain dit : Pourquoi nous en charger au Gang Lyrique ? Transmettons l’essaim aux DJ’s Images.

missie dit : Parce que tous les arts ont des points de contact.

cap'tain dit : :-) tu connais tes classiques.

missie dit : J’essaie cap’tain.

cap'tain dit : Le repérage est fait ?

missie dit : A faire.

cap'tain dit : Ok. Je m’en occupe.

missie dit : Pourquoi ?

cap'tain dit : Trop dangereux. Institution accréditée XIU. Je peux m’éclipser n’importe quand.

missie dit : Moi aussi.

cap'tain dit : Mais toi, tu gardes ton apparence de l’autre côté, Missie…

missie dit : Quelle excuse ! Dis plutôt que tu veux noircir tes carnets et alimenter tes streetkroniks.

07/10/06 — 22 :05 — messagerie instantanée


Type de document : minutes des mémoires absolues

Auteur fictif : Les Greffiers

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : CL

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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ma sœur

Dans mes hommages – tribut à ceux qui ont contribué – comment ne pas parler prioritairement de ma sœur puisque avant même de songer aux questions de textualité, il faut se sentir concernée par l’écriture. Or puis-je ignorer que ma sœur, m’ayant précédé dans cette voie, me l’ayant ouverte, me l’ayant rendue évidente et nécessaire, a été mon premier moteur d’écriture ? Mon premier moyen aussi puisqu’elle tapait mes poèmes à la machine quand je ne savais encore ni écrire ni lire.

Ecrire fut ainsi d’abord une procuration, je déléguais l’acte à mon aînée, écoutant le cliquetis du clavier, le roulis du ruban, jalouse de ce jouet que je ne pouvais toucher, émerveillée de la dextérité manuelle qui composait une musique rythmée, satisfaite de ces signes qui conservaient mes images et sensations sur une pellicule de papier bleu. Je me souviens d’une histoire de valet de cœur et de dame de carreau qui attendaient la nuit pour mieux s’aimer en-dehors du jeu de cartes, s’incarnant dans un rouge simple mais intransigeant. Qu’avaient-ils fait du roi ?


Type de document : carnets personnels

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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