Bien que le temps d'Erel s’écoule linéairement, il n’est pas linéaire en soi.
Il est sensible aux anachronismes, ces attachements au passé qui nous retiennent fixement en un point révolu que nous refusons de quitter par nostalgie, rancune, douleur ou rage.
Il se prête également à la prospective, cette maladie de l’anticipation anxieuse ou de la rêverie aliénante.
Souvent il s’abandonne à la circularité, nous entraînant sans cesse dans les mêmes enjeux jusqu’à ce que nous les résolvions.
Type de document : DJ's classes : l'art du voyage
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Soirée poésie :
9ème - 1 rue de la Boule Rouge
Mots en vrac, en écho, en dessert.
Clicks des appareils numériques.
(Tout souvenir doit être fixé en couleurs,
Formes et images.
Comme si la mémoire-mot,
La mémoire-souffle,
La mémoire caresse et sensation
N'existait plus.
Comme si
Chaque plaisir, chaque bonheur
Etait spectacle)
Petit Nathan me tend un stylo
Il n'a de cesse que je ne me sois rendue
"Ecris" dit-il. J'écris.
Ah! une coquine,
Une petite coquine qui louche
Sur les genoux de Robert.
Dans mon carnet,
Elle sera bien attrappée !
La poésie tous ensemble.
Un vers, un autre.
Un mot encore.
Musique d'assonances,
De rimes, rythmes,
Allitérations et métaphores.
Dans la pièce à côté,
Ils jouent au rami
Gros cigare et cigarettes.
J'adore.
Souvenirs anciens
De mon père.
Enfance des cafés-pmu.
Puis Charlotte me dit un poème
A l'oreille
Le best.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun