le Seigneur des Anneaux

Le Seigneur des Anneaux. Les deux tours (2ème volet). Le jour de Noël. 2002.

La salle est pleine. Sur l'écran, une armée d'orques. Dans la salle une armée humaine. Transie. Tréssaillante. J'en fais partie. Je m'extraie de l'écran pour nous regarder.

Une émotion :

Ah, Monsieur Tolkien ! Quand les orques attaquent la forteresse par milliers, je pense au matin quand je me réveille, quand ma forteresse humaine est assaillie et que je dois sortir au combat.

Contre moi-même.
Contre mes monstres.
Mes chars. Mes pensées.
Mon mal qui me ronge.
Mon anneau.
Mon Gollum.
Moi aussi avec Monsieur Frodon, je veux croire que Smeagall peut reprendre le pouvoir ;
Moi aussi, pauvre Gollum, je veux croire que je peux échapper à l'emprise du mal ;
Moi aussi, comme Gandalf le Gris, je suis tombée dans le ventre de l'enfer et, dans ma longue chute, je me bats pour traverser toute l'histoire humaine et ressusciter en un être de lumière, blanc, fort et audacieux. Lutter, espérer, combattre, vaincre par un miracle qui me dépasserait.


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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naissance de la rhapsodie

Naissance de la rhapsodie

Au départ, j’ai traversé l’écriture de mon récit variable "L'Odyssée des 3 Espaces" sans ligne fictionnelle aucune. Juste l'exploration de l'éclatement, de la combinatoire, du lien et de l'autonomie.

Après avoir vu un spectacle de Tanguy, dans le chapiteau du théâtre du radeau dressé aux Tuileries (¿ pièce ou dispositif ?), j’ai réussi à articuler que, dans l’expression qui était la mienne (¡ quelle effronterie !), j’avais besoin d’une intrigue.

Je n’arrive pas à comprendre comment un public peut se relier profondément et durablement à une œuvre d’art textuelle en dehors d’une trame d’une sorte ou d’une autre. Je déteste l’impression d’inutilité, d’interchangeabilité, de "tout ça pour ça".

En fin de compte, j’ai besoin de me rattacher.

*
Intrigues / trame / fils / histoire / lignes / parcours / odyssée : l’odyssée pour se dévider n’a-t-elle pas besoin d’un navire ? D’une guerre et d’un mari trompé ?

*
Le récit n’est pas issu du réel mais le réel issu du récit : être c’est être-dans-le-récit

*
"Si les voies maritimes ne se laissent pas facilement circonscrire, c’est peut-être parce qu’elles s’entremêlent de récits : les cartes où elles sont marquées ont pu être imaginées, les écrits qui les accompagnent inventés" (matvejevitch)

*
"Il existe une limite, affirmaient les sages, entre le vraisemblable et l’invraisemblable, ou bien, comme on serait enclin à le dire de nos jours, entre les figures de l’histoire et les formes du récit : cette limite, les grands périples l’ont franchie" (matvejevitch).


Type de document : notes et travaux

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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