Mon amie F. (comme Fantômette) a eu la vision du temps comme étant la somme de tous les gestes accomplis, un flot compact et mouvant. J’ajouterais que la matière et le réel ne sont rien de plus que ce flux. Influencé par mon geste et par ma conscience.
La technologie appartient au flux, au continuum de la matière.
Tandis que ma conscience, elle, est influx.
Abdiquer ma conscience pour m’identifier à la technologie, c’est perdre mon état de sujet, c’est me limiter, moi et tous les autres, pour aujourd’hui et pour demain. Pour hier aussi puisque j’impliquerais alors le devenir du passé, puisque je condamnerais au flux le potentiel humain dont je suis le récipiendaire. Détruisant ainsi l’avenir d’une lignée. Reniant l’effort des millions de générations qui m’ont précédés.
Car le Vivant naît lorsque l’influx rencontre le flux.
Type de document : DJ's classes : l'art du voyage
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Et ils s'étonnent !
A propos de Chateaubriand qui - dans une note - désigne la statue de Jacques II comme étant celle de Charles II :
"Pourquoi Chateaubriand a-t-il délibérément maintenu cette note fausse à propos d'un passage où il est censé démontrer sa compétence à interpréter un lieu ?"
Parce que par ce décalage, il n'interprète plus le lieu : il l'invente. Qu'importe l'exactitude ? Qu'importe la vérité ? Il s'agit de fiction, d'écriture, pas d'histoire. Pas de sciences humaines, pas de journalisme. justement.
Type de document : DJ's classes : classes générales
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun