A Bercy,
au Printemps de la Démocratie,
en juin 2005,
quand on se promène entre les stands,
on peut faire réparer son vélo,
aller écouter chanter l'opéra au bord du canal,
faire de la broderie avec des africaines,
recycler les déchets,
apprendre la composition de son eau,
faire du roller avec des handicapés,
voir un film fait par de très beaux gosses,
rencontrer des hommes à queue de cheval,
tous types de queues de cheval,
et plein d'autres choses encore
que je ne peux plus écrire sur la feuille
parce qu'il n'y a plus de place.
Alors, j'arrête.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Fanfan
Auteur réel : Carlota
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Silencieux et immobile comme un grand roc teinté de roux, Tyr laissait errer son regard sur l'étendue de son domaine.
Il n'avait pas la vue perçante ; les grizzlys ont des yeux trop petits et trop écartés pour bien voir.
A une distance de huit cents mètres, il eût certes pu distinguer une chèvre alerte des Rocheuses ou bien un mouton de montagne ; mais, au-delà de huit cents mètres, le monde pour lui n'était qu'un vaste mystère, un brouillard léger de soleil ou bien un rideau de ténèbres.
Grâce à Dieu, pour sa sauvegarde, son ouïe très fine, son odorat particulièrement développé lui permettaient d'estimer à coup sûr ce qui se passait hors de son champ de vision.
S'il se tenait présentement immobile, c'est que montait de la vallée et lui parvenait aux narines une senteur inusitée, une odeur qui ne s'associait avec aucun de ses souvenirs et qui le troublait étrangement.
En vain son esprit lent de bête sauvage cherchait à comprendre.
Cette odeur n' était sûrement pas celle d'un caribou… Ce n'était pas non plus celle d'une chèvre ou d'un mouton. Encore moins celle d'une marmotte paresseuse et grasse se chauffant au grand soleil sur un rocher.
Les marmottes constituaient sa nourriture favorite.
Non, c'était un fumet bizarre qui somme toute ne l'irritait pas, ne l'effrayait pas, mais lui inspirait de la curiosité. Pourtant il ne s'était pas mis en quête de son origine. Une prudence le retenait.
Immobile, il flairait le vent.
Type de document : journaux de bord
Auteur fictif : P'tit Gars
Auteur réel : James Oliver Curwood
Provenance du texte : Liste de l'éducation nationale
Référence : Le grizzly
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun