Pouvoir aller partout vite et aisément, c’est n'être nulle part.
J’ai vécu dans tant de lieux, j’ai vu tant de terres que les paysages ont fusionné et plus rien n’est consistant. L’Equateur, l’Australie, la Californie, les Vosges, les Alpes, la Toscane, Kiméria... je ne sais plus ... je ne sais plus . Le seul espace que je connaisse avec certitude est celui de mon écriture. Pas même celui de ma parole ou de ma pensée. Hors du graphe, je vis dans la contemplation absolue d’un flou total (principe d’incertitude).
Envisagez-vous les séquelles de cette attitude dans mon lien à l’autre, dans mon lien à vous?
Au Dottore Pi
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Référence : Sénèque (lettre II à Lucilius)
Commentaires : aucun
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Je sais deux choses personnelles sur Loula : elle éternue quand elle regarde le soleil et elle s'endort quand elle mange du chocolat.
Il ne faut surtout pas chercher de symbole, de signification ni de code dans ces informations-là.
Ce sont juste des petites choses comme ça, pour mieux la connaître, pour qu'elle soit plus réelle, plus humaine, plus comme toi et moi.
Et puis aussi, c'est un peu bizarre, non ? Eternuer quand on regarde le soleil et s'endormir quand on mange du chocolat. Mais il y a des gens comme ça, c'est vrai.
Type de document : chants des petits griots
Auteur fictif : Arte Miss
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun