La rêverie des objets décrite par Monsieur Bachelard parmi tant d’autres rêveries (de la pensée, de la volonté, de l’enfance, du mot, du cosmos) est génératrice d’une poésie de l’anodin, poésie simple et urbaine (streetwriting).
Il faut partir de cette amitié avec les choses, vantée par ce magnificateur de la substance, pour atteindre la rêverie du mot qui transforme le familier et le quotidien en textualité : le poète est un maître de l’attention.
[l’attention étant l’expression masculine et active de l’attitude féminine de contemplation.]
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Oui, dans mes carnets je dialogue.
Avec des auteurs, des personnages, des lecteurs, moi, le Scribe, Dottore Pi, Sgarideni, les autres.
Mes carnets sont le lieu de ma vie car ils sont le lieu de ma communication.
Lorsque je parle, mon éloquence est distance. L'art du discours protège du contact. Plus je me revèle à l'oral, moins je dis l'essentiel.
La seule intimité que je connaisse est silencieuse et tactile : contemplation, sexe ou correspondance.
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun