Le terme dispositio est emprunté aux Arts de la Mémoire. Il renvoie aux pratiques de ces prêcheurs-voyageurs qui déambulaient de ville en ville et parlaient à la foule pendant des heures, pendant des jours, ex tempore, sans notes écrites.
Pour construire leurs discours, il devaient puiser dans une « matière » qu’ils avaient transformée en images (imagines) avant de la spatialiser dans un lieu mental (locus) et de pouvoir la convoquer en vue de l’ordonner, de la mettre ensemble (compositio), selon un schéma rationnel (dispositio).
Ce schéma n’était pas un plan de discours, comme en rhétorique, mais une véritable architecture visuelle et spatiale, par exemple une mappemonde, une main, un monastère, une porte du Temple, une tour, un arbre de vie, des ailes de séraphins, etc.
Pour nous - DJ’s des mots, Gangsters Lyriques - le moyen de stockage n’est plus l’image mais la numérisation, le lieu de stockage n’est plus mental mais documentaire (le topos) et l’organisation de la matière stockée ne se fait plus par la compositio mais par modélisation. En revanche, la construction finale (l'actualisation) se fait toujours selon une dispositio.
C’est donc par la dispositio que le topos devient récit variable.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Arte Miss
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
StreetForce est l’une des deux grandes forces en opposition dans la Lutte des 3 Espaces.
Organisation clandestine, elle est composée essentiellement de Voyageurs Nomades qui désapprouvent l’utilisation de moyens artificiels pour stimuler le Voyage entre les 3 Espaces. StreetForce lutte à la fois contre le XIU et contre l’Ordre des Joueurs.
StreetForce a été créé au XXème siècle, sous l’influence de Joseph Valet , qui avait compris les véritables desseins des Lusores (membres de l'Ordre).
Aux yeux de la population, qui ignore l’existence des 3 Espaces et de la Lutte, streetForce est perçue comme un groupe de hackers qui défie la loi du copyright, dans un univers où toute parole est soumise au droit d’auteur et où il est considéré comme normal de s’acquitter d’une taxe pour avoir le droit d’utiliser le langage.
Toute personne soupçonnée d’appartenir à streetForce doit être dénoncée, arrêtée et rééduquée.