La rêverie des objets décrite par Monsieur Bachelard parmi tant d’autres rêveries (de la pensée, de la volonté, de l’enfance, du mot, du cosmos) est génératrice d’une poésie de l’anodin, poésie simple et urbaine (streetwriting).
Il faut partir de cette amitié avec les choses, vantée par ce magnificateur de la substance, pour atteindre la rêverie du mot qui transforme le familier et le quotidien en textualité : le poète est un maître de l’attention.
[l’attention étant l’expression masculine et active de l’attitude féminine de contemplation.]
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Fanfan est la petite sœur de Loula, elle est de cinq ans plus jeune qu’elle (elle est née en 1974). Très attachée à sa grande sœur, elle souffre beaucoup de ses absences et de ses silences. C’est toujours elle qui signale les disparitions de Loula. L’a-t-elle vue se dématérialiser dans les autres espaces ? A-t-elle essayé de la suivre ?
Elle considère Loula avec tendresse et attachement. Elle adore les histoires de sa grande sœur et admire sa capacité à tisser les mots. Fanfan sera la seule à défendre Loula avec constance au fil des années et à rester en contact avec elle.
Bien sûr, Fanfan vit et grandit. Adulte, elle est très impliquée dans la vie citoyenne.