J’ai vu récemment un reportage sur un prototype de lunettes numériques 3D qui effacent de la vision périphérique les éléments indésirables et perturbateurs comme, par exemple, les panneaux publicitaires : elles arrangent le réel.
Mais prolongeons – pour rien, pour rire - cette liste d’éléments indésirables qu’on pourrait éradiquer de notre conscience et de nos sens : les vagabonds, les ruines, les étrangers, les gros, les roux, les vieux, les agressions, les supplices, les abus, les policiers, les caméras de surveillance, la pollution.
Question subalterne: que voit-on à la place ? Mais ce qu’on veut, bien sûr : anges, cascades ou porno. C’est au choix.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Le Capitaine L appartient à streetForce.
D’origine cimmérienne, elle est une grande voyageuse des 3 Espaces. Elle dirige l’unité des Gangsters Lyriques et donne des cours aux DJ's, des "DJ's classes".
Elle est connue du public pour ses Chroniques de Paris (streetChroniques), des textes qui paraissent illégalement sur Internet, le XIU contrôlant l’ensemble de l’information et de la création.
Le Capitaine L est à la recherche du Dernier Gardien des Nœuds, un personnage légendaire, qu’elle espère protéger du XIU et de Sgarideni
Dans les limbes interspatiales, elle communique avec Loula, le Chantre désincarné de Paris.
Dans sa vie quotidienne, le Capitaine L est complètement anonyme. Tout ce qu’on sait d’elle provient de ses chroniques, mais il s’agit sans doute de fausses informations qu’elle fait circuler pour tromper le XIU.
Enfant, le capitaine s’appelle Perce-Neige. C'est lors d'un séjour en Australie qu'elle a appris le voyage, dans la forêt subtropicale.