ma sœur

Dans mes hommages – tribut à ceux qui ont contribué – comment ne pas parler prioritairement de ma sœur puisque avant même de songer aux questions de textualité, il faut se sentir concernée par l’écriture. Or puis-je ignorer que ma sœur, m’ayant précédé dans cette voie, me l’ayant ouverte, me l’ayant rendue évidente et nécessaire, a été mon premier moteur d’écriture ? Mon premier moyen aussi puisqu’elle tapait mes poèmes à la machine quand je ne savais encore ni écrire ni lire.

Ecrire fut ainsi d’abord une procuration, je déléguais l’acte à mon aînée, écoutant le cliquetis du clavier, le roulis du ruban, jalouse de ce jouet que je ne pouvais toucher, émerveillée de la dextérité manuelle qui composait une musique rythmée, satisfaite de ces signes qui conservaient mes images et sensations sur une pellicule de papier bleu. Je me souviens d’une histoire de valet de cœur et de dame de carreau qui attendaient la nuit pour mieux s’aimer en-dehors du jeu de cartes, s’incarnant dans un rouge simple mais intransigeant. Qu’avaient-ils fait du roi ?


Type de document : carnets personnels

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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Le XIU

En 1913, l’0rdre des Joueurs des Perles de Verre, qui regroupait les Adeptes, donna naissance au XIU, une organisation non politique, qui dirige depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale les Arts et Métiers au niveau planétaire.

Le XIU, -dont le siège se trouve à Paris, au Conservatoire des Arts et Métiers-, s’occupe du développement culturel, pédagogique et professionnel mondial, dans le respect des particularités ethniques, religieuses, culturelles et politiques, dans le respect des droits de l’Homme et dans la volonté de défendre les intérêts communs et individuels.

Son activité et son influence reposent sur le concept de Xenopan Intellect.

XIU : le Xenopan Intellect Universel.

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