Il a gardé mon carnet. Un carnet que j'avais oublié. Un carnet tracé à l'encre des mers du sud. Papier brun strié. Taché de tous ces cris que j'ai poussés pour le rejoindre. Pour le garder lui - malgré lui, malgré la distance des continents, malgré le temps - en moi.
La souffrance du manque, de la rancune et du regret a cette terrible vertu de piéger la présence de ceux que j'aime dans mon espace intime. Maladie affective qui me ronge et m'épuise. Masochisme spirituel. Substance opiacée produite à même mon cœur et mon âme.
Et vingt ans après, alors que j'ai enfin réussi à l'oublier, lui, le carnet, les mers du sud. Alors que je me crois guérie, il lui suffit d'ouvrir un canal dans le cyberespace, de scanner trois pages du carnet [cuaderno], de me les envoyer là où je ne pouvais pas les attendre [elles viennent d'un temps où le cyberespace n'existait pas, où je n'avais pas encore appris à voyager entre les 3 Espaces, où j'ignorais tout de mon odyssée], pour que je sombre dans la plus terrible des agonies.
Nosotros, los de entonces, ya no somos los mismos.
Et pourtant.
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Référence : Pablo Neruda, Veinte poemas de amor, poème 20
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
En 1913, l’0rdre des Joueurs des Perles de Verre, qui regroupait les Adeptes, donna naissance au XIU, une organisation non politique, qui dirige depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale les Arts et Métiers au niveau planétaire.
Le XIU, -dont le siège se trouve à Paris, au Conservatoire des Arts et Métiers-, s’occupe du développement culturel, pédagogique et professionnel mondial, dans le respect des particularités ethniques, religieuses, culturelles et politiques, dans le respect des droits de l’Homme et dans la volonté de défendre les intérêts communs et individuels.
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XIU : le Xenopan Intellect Universel.