Tribut Baricco
Tu touches l'âme. A la façon de Bach. Les lignes mélodiques se reprennent, congruentes et divergentes. Toujours dans un rythme secret qui fait écho au centre de tout.
Tu relèves du génie et en même temps tu uses d'un filon débusqué, grand filou, chercheur d'or poétique. A la façon de Goldmann (Jean-Jacques) qui a compris la mélodie du bonheur mélancolique.
Je n'arrive pas à me décider pourtant : nous entraînes-tu vers un passage ? Ou joues-tu des cordes de notre âme juste pour la faire chanter. Un instant à peine.
D'accord. Sentir son âme chanter, un instant à peine, c'est déjà un miracle. Un samadhi (uncle sam a dit ?).
Une réparation.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Il y a tous ces détails de vous que je ne connaîtrai pas. Et qui s'exposent - indécents - comme pour me signifier cet éloignement que rien ne saurait écarter : le temps passé. Qui n'est plus à vivre. Un portrait de femme. Quelques feuilles éparses. Sèches. Un traité de marine. Une page de magazine d'un antan si lointain. Un portulan fantastique.
… Votre bureau en toscane où vous gardez quelques objets rapportés de ce réel qui est le vôtre. Là-bas, dans ce temps qui m’est inconnu et inaccessible, qui m’est passé.
Vous qui voyagez entre les espaces et les temps comme je voyage dans la ville.
Au Dottore Pi
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun